Un logiciel, vous le louez et vous entrez dans son moule : sa façon de découper un DPGF, ses champs, son rythme de mises à jour. Ici, c'est l'inverse — le système est construit autour de votre manière de chiffrer, et il reste chez vous. Pas de licence par utilisateur, pas de plafond de dossiers, et rien qui s'arrête le jour où vous cessez de payer un éditeur. La contrepartie est honnête : un abonnement s'ouvre en cinq minutes, alors qu'ici il faut un audit et quelques semaines. Si vous cherchez un outil générique tout de suite, un logiciel du marché fera l'affaire — et je vous le dirai en appel.
Vous le pouvez, et pour résumer un CCTP ou rédiger un mail, faites-le : c'est de l'argent bien dépensé. La limite arrive au chiffrage. Un assistant grand public repart de zéro à chaque conversation — il ne connaît ni votre base de prix, ni vos trames, ni la manière dont votre entreprise découpe un lot, et il faut lui réexpliquer tout ça à chaque dossier. Le travail n'est pas dans la question posée à l'IA : il est dans la tuyauterie qui va chercher les bonnes pièces, applique vos règles métier et ressort le devis dans votre format. C'est ça qu'on installe.
Il se trompera — c'est prévu dans la conception. Chaque ligne pré-remplie renvoie à sa source : l'article du CCTP ou la ligne de DPGF d'où elle vient, pour que votre chiffreur vérifie en deux secondes au lieu de refaire le chemin. Et quand la pièce est ambiguë, la règle est de signaler plutôt que de remplir : une ligne douteuse ressort marquée, elle n'est pas inventée en silence. Une erreur coûte donc une correction dans un brouillon, pas un devis parti de travers — puisque rien ne sort sans votre validation.
Vous — exactement comme aujourd'hui avec un tableur et un chiffreur. Autant le dire franchement plutôt que de l'enterrer dans des conditions générales : aucune IA ne signe une offre, et aucune ne portera votre responsabilité contractuelle. C'est précisément pour cette raison que le périmètre s'arrête à la validation humaine : ce qui vous engage juridiquement doit rester tenu par quelqu'un qui peut en répondre. Mon engagement à moi porte sur la mise en place — si le système n'est pas opérationnel dans le délai annoncé, le reste de l'installation n'est pas facturé.
Non, c'est la situation normale : je n'ai encore jamais vu de base de prix propre en arrivant. Des devis passés, des factures fournisseurs et quelques devis de sous-traitants suffisent à reconstituer une base exploitable — c'est souvent le premier chantier de la mise en place, et il a de la valeur même en dehors de l'IA. Ce qui reste dans la tête du chiffreur se récupère autrement : en le regardant chiffrer un vrai dossier pendant l'audit. Le seul cas réellement bloquant, ce serait une entreprise qui n'a jamais chiffré.
Deux lignes, et rien d'autre. D'abord la consommation des briques IA, facturée directement par les éditeurs à votre entreprise : je ne prends aucune marge dessus et vous voyez le compteur. Ensuite la maintenance mensuelle de votre système. Il n'y a ni licence par utilisateur, ni facturation au devis ou au dossier traité : ajouter un chiffreur ne change pas la note. Les ordres de grandeur sont chiffrés dans le devis remis après l'audit, une fois qu'on connaît votre volume réel — les annoncer avant de l'avoir vu n'aurait aucun sens.
La question est légitime, et elle mérite mieux qu'une réponse rassurante. Le système ne tourne pas chez moi : il est installé dans votre environnement, sur des outils du marché que n'importe quel prestataire compétent peut reprendre. Il est documenté, et un référent peut être formé chez vous pour le faire vivre au quotidien. Si je disparais demain, votre installation continue de fonctionner — vous perdez mon suivi, pas votre outil. C'est d'ailleurs l'inverse du risque que vous prenez avec un éditeur : quand une plateforme ferme ou change de propriétaire, tout part avec elle.
C'est le vrai risque du projet — pas la technique. Un système abandonné au bout de trois semaines parce que le chiffreur est retourné à son tableur, ça arrive, et ça n'a rien à voir avec son âge ou son niveau en informatique : ça arrive quand on lui a imposé une interface de plus. D'où le parti pris : entrer par ce qu'il utilise déjà, lui faire manipuler le système sur un dossier qu'il connaît, et mesurer l'adoption sur un usage réel plutôt que sur une formation signée. Un conseil de méthode : mettez le plus sceptique de vos chiffreurs dans la salle pendant l'audit. S'il n'y voit pas son intérêt, personne ne l'y verra.
Oui. Aucun texte de la commande publique n'interdit d'utiliser un outil pour préparer une offre, pas plus qu'un tableur ou un logiciel de devis. Ce que l'acheteur juge, c'est le contenu : une offre exacte, personnalisée, qui engage vos moyens réels. Le vrai risque n'est donc pas juridique, il est commercial — un mémoire technique généré et déposé sans relecture se repère immédiatement à sa fadeur, et il vous coûte des points. C'est pour ça que la rédaction s'arrête à une base solide à retravailler, jamais à un document prêt à envoyer.
Parfois, oui — et je préfère le dire avant qu'après. Ce qui compte n'est pas votre effectif mais le temps que le chiffrage vous prend : deux appels d'offres par mois traités tranquillement ne justifient pas une mise en place. Trois dossiers touffus chiffrés le soir par le dirigeant, si. Le déclencheur le plus fiable reste celui-ci : des appels d'offres que vous laissez passer faute de temps. Si vous êtes en dessous, l'appel de 30 minutes vous servira quand même — je vous orienterai vers deux ou trois automatisations simples, sans mise en place complète.